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Éditions de l'ill

LA SOCIÉTÉ TERMINALE

2. Dispositifs Spec[tac]ulaires

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par Patrick SCHMOLL & al.

ISBN 978-2-490874-12-5 (version numérique)

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Blogs, réseaux sociaux, webcams, pornographie, vidéosurveillance, téléréalité... Comment les nouveaux médias contribuent-ils, par la mise en spectacle et les jeux de miroirs, à une reconfiguration du lien social et des formes de la subjectivité ?

Cet ouvrage est le second volet d’un travail de séminaire sur la figure de la "société terminale” : une société dans laquelle le médium technique, tout en interposant ses terminaux de plus en plus quotidiennement comme ce qui permet aux individus de communiquer, les isole paradoxalement les uns des autres.

Pourtant, les personnages du “geek” et du “no-life” s’avèrent dans la réalité ne concerner qu’une minorité. L’un des effets remarquables du recours généralisé à l’outil de communication est au contraire la mise en spectacle de soi par l’exposition publique de sa vie privée.

Plus insidieusement, les êtres humains s’habituent depuis quelques années à être observés, sur leur lieu de travail, dans les magasins, dans l’espace public, voire à leur domicile, au travers de dispositifs de surveillance de leurs faits et gestes. Cette mise sous le regard d’autrui de notre intimité est de mieux en mieux acceptée socialement, sous la pression d’un discours de prévention des risques.

Mais, si les dispositifs techniques semblent au service de quelque pouvoir, on doit alors souligner l’essence paradoxale de ce dernier : s’il est important de contrôler, c’est qu’il y a quelque chose à contrôler, un noyau de résilience dans l’humain, qui se joue des dispositifs. Il faut alors s’intéresser aux façons dont le sujet, qui sollicite ainsi le regard d’autrui pour s’assurer de sa propre consistance, organise aussi sa résistance aux effets potentiellement délétères de ce regard, en arrivant toujours à y soustraire une part de lui-même.

L’ouvrage propose en particulier une relecture médiologique de la théorie du stade du miroir, à l’aune des transformations technologiques qui multiplient les déclinaisons de supports offrant à la construction de soi-même la réflexion d’images spéculaires diverses et concurrentes.

Patrick Schmoll est docteur en psychologie et diplômé de sciences politiques, d’histoire et de sociologie. Il a fait l’essentiel de sa carrière, de 1977 à 2020, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), où il a notamment contribué au lancement de la revue de linguistique Scolia jusqu’en 2000, puis a été rédacteur en chef de la Revue des sciences sociales jusqu’en 2014.

Acteur local de l’innovation à Strasbourg, il a participé au début des années 2000 à plusieurs projets de jeu vidéo et de serious games, et a cofondé la société Almédia et le studio de jeu vidéo Ernestine. Passé dans le privé en 2021, il est directeur scientifique de PSInstitut et des Cahiers de systémique.

Sur le plan scientifique, il poursuit depuis vingt-cinq ans un travail de recherche en anthropologie des techniques, sur la médiation du lien social par les technologies de communication (communautés virtuelles, construction en réseau du soi et de l’autre, rencontres en ligne, ludicisation du social). Il a contribué à la structuration, autour de la revue Sciences du Jeu, du champ des « game studies » francophones.

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La Société Terminale

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