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Patrick Schmoll, médaillé d'honneur du CNRS

Dernière mise à jour : 30 déc. 2021


La médaille d'honneur du CNRS remise à Patrick Schmoll
La médaille d'honneur du CNRS remise à Patrick Schmoll le 18 novembre 2021

Depuis 1991, le CNRS marque sa reconnaissance aux personnels qui ont contribué au rayonnement et à l'activité de recherche de l'organisme. La médaille d'honneur du CNRS a été remise à Patrick Schmoll, qui a exercé en tant qu'ingénieur de recherche au laboratoire DynamE (Université de Strasbourg) avant de prendre sa retraite de la fonction publique en décembre 2020. Il a reçu cette distinction en même temps que trois autres chercheurs et ITA du site de Strasbourg, à l'occasion d'une cérémonie en présence du délégué régional Alsace, M. Patrice Soullié, le 18 novembre 2021. Cet évènement, qui aurait dû avoir lieu l'année d'avant, avait dû être reporté en raison de la pandémie.


La professeure Nicoletta Diasio, représentant le professeur Maurice Carrez, directeur de DynamE, a rappelé les étapes de la carrière de Patrick Schmoll : un parcours professionnel et scientifique de près de 45 ans qu'il a presque entièrement effectué au CNRS.


Entré en effet en février 1977, il a gravi un à un les échelons qui l'ont porté, par concours internes successifs, puis par sélection professionnelle, au grade d'ingénieur de recherche. L'emploi d'adjoint technique qu'il occupe au départ dans le laboratoire de psychologie dirigé par la professeure Andrée Tabouret-Keller, le Groupe d'Étude du Langage, lui permet de poursuivre une thèse de psychologie qu'il soutiendra en 1980. Devenu secrétaire scientifique du laboratoire, il est titularisé en 1984 et passe avec succès le concours interne de technicien en 1986.


Patrice Soullié, Délégué régional Alsace du CNRS, remet la médaille à Patrick Schmoll

De 1988 à 1992, mettant à profit ses connaissances en psychologie et en sciences de gestion, il exerce des activités de conseil en organisation et en gestion des ressources humaines auprès d'entreprises privées, d'abord sur un statut CNRS-consultant existant à l'époque, puis à plein temps dans le cadre d'une mise à disposition rémunérée par une société de conseil, Ellipsis, qu'il contribue à créer.


La cessation d'activité de cette société des suites de la récession économique du début des années 1990 le conduit à réintégrer le CNRS en même temps qu'il réussit le concours interne d'ingénieur d'études. Affecté au laboratoire de linguistique PROPARLAN dirigé par le Pr. Georges Kleiber, il met notamment en place et coordonne sous la direction scientifique de ce dernier la revue Scolia. En 1999, il intègre l'UMR Cultures et Sociétés en Europe dirigée alors par le professeur Patrick Watier, et prend en 2002 la succession d'Anny Bloch comme rédacteur en chef de la Revue des sciences sociales. Passé ingénieur de recherche en 2009, il remplit ainsi jusqu'en 2014 les fonctions de responsable de produits d'édition, en gérant, outre l'activité de la revue, une collection d'ouvrages en sociologie des conflits dirigée par le professeur Pascal Hintermeyer, "Polémo-logiques" (aujourd'hui publiée aux Éditions de l'Ill).


Patrick Schmoll au côté de Nicoletta Diasio

Dès 2007, il s'implique dans la valorisation des résultats de recherche en sciences humaines et sociales, en portant pour le laboratoire un projet innovant de plateforme ludo-éducative en ligne pour l'apprentissage du français langue étrangère, le projet Thélème. Ce projet, hébergé par la Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme Alsace (MISHA), bénéficie d'un financement de la Région Alsace et est accueilli au sein de l'incubateur de la recherche publique SEMIA pour donner lieu à la création d'une startup, Almédia, aujourd'hui spécialisée dans la production de serious games. Cette première expérience l'incite à remplir, à partir de 2015, les fonctions d'un chargé de valorisation pour son laboratoire, mais aussi pour d'autres équipes en sciences humaines et sociales, en raison du caractère interdisciplinaire des projets, associant souvent plusieurs unités de recherche. Il accompagne ainsi la création de plusieurs startups (Néothèque, les Éditions de l'Ill, Ernestine, BenePhyt) et se soucie en particulier de l'insertion professionnelle des doctorants et jeunes docteurs en suscitant la création d'emplois de R&D au sein de ces entreprises.


Mme Diasio, se faisant l'écho de M. Carrez, insiste également sur le parcours scientifique de Patrick Schmoll. Ce dernier a une formation universitaire plurielle : diplômé en 1974 de l'IEP de Strasbourg (section économique et financière), titulaire d'une maîtrise d'Histoire et d'une maîtrise de Psychologie obtenues en 1976, il poursuit une thèse en psychologie sur Le yoga, une étude psychanalytique, qu'il soutient à l'Université de Strasbourg en 1980. Il a rédigé, co-rédigé ou dirigé une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels elle cite L’entreprise inconsciente (1997), inspiré par son expérience de consultant, La construction de l’ennemi (2009) en collaboration avec Freddy Raphael et Reinhard Johler, et les trois volumes à ce jour de La société terminale (à partir de 2011) consacrés à l’anthropologie des techniques. Il est également l’auteur ou co-auteur de plus de 120 articles ou contributions dans divers ouvrages et revues.


Retiré de la fonction publique depuis décembre 2020, Patrick Schmoll a pris la direction de P.S.Institut en octobre 2021. P.S.I. est l'une des sociétés avec lesquelles il a négocié pour le compte de son laboratoire des accords de collaboration, et qui emploie une dizaine de diplômés de l'Université de Strasbourg.