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Bilan 2021 : PSI maintient son effort de recherche

Dernière mise à jour : 2 févr.

Malgré une conjoncture difficile, P.S.Institut a maintenu en 2021 ses activités de recherche à un niveau comparable à 2020. Si l'on ne tient compte que des chiffres de la société elle-même, les dépenses de recherche ont en fait continué de croître, pour dépasser 1 million d'euros de dépenses déclarées.


Le léger repli de l'effort de recherche au niveau de l'ensemble de notre réseau d'entreprises (1 530 k€ en 2021 contre 1 700 en 2020) est imputable au rejet de deux dossiers que P.S.I. et les Éditions de l'Ill ont présentés dans le cadre du Plan France Relance de soutien aux emplois de R&D. L'examen des motifs opposés par l'ANR et la DRARI révèle, hélas, la difficulté persistante des instances d'évaluation et de financement de la recherche dans leur prise en considération de la R&D en sciences humaines et sociales.


Pour autant, notre modèle économique, qui s'appuie sur un usage éthique du CIR, nous a permis de continuer à promouvoir l'emploi des jeunes diplômés issus des laboratoires publics en SHS avec lesquels nous sommes en partenariat. Une douzaine de chercheurs, dont les trois quarts sont issus des SHS, travaillent actuellement dans le réseau.


Ce modèle a fait l'objet d'une communication de Vivien Braccini et Patrick Schmoll au Colloque inter-Congrès de l'AREF en juin 2021, dont on peut souligner les lignes de force.


Le graphique ci-contre montre l'effort de recherche de quatre des sociétés du réseau, celles qui embauchent des chercheurs depuis 2017 : BenePhyt (recherche en botanique), Éditions de l'ill (édition classique et numérique), Ernestine (jeux vidéo), P.S.Institut (conseil et R&D). Les Prêts Garantis par l'État accordés à l'occasion de la pandémie avaient permis en 2020 d'accroître cet effort, et l'exercice 2021 permet d'envisager une pérennisation des résultats.


Le second graphique illustre l'évolution des emplois de chercheurs au sein des quatre entreprises concernées. Entre 2017 et 2021, plus d'une vingtaine de chercheurs ont travaillé ou travaillent encore, à plein temps ou temps partiel, et pour des périodes allant de 6-8 mois à deux ans ou davantage, notamment ceux dont l'emploi a pu être maintenu.

Le suivi des premières embauches montre l’intérêt pour l’insertion des jeunes docteurs d'un modèle de R&D qui associe nos sociétés et des laboratoires publics en SHS sur des projets de recherche communs. Les créateurs des sociétés du réseau sont eux-mêmes issus du milieu de la recherche et entretiennent dans leurs entreprises une culture favorable à la création d'emplois de chercheurs. La liberté importante qui est accordée dans le cadre de leur travail aux chercheurs embauchés leur permet de construire leur parcours en fonction de leurs objectifs à la sortie. De ce fait, les replacements en fin de contrat présentent une gamme très ouverte de trajectoires, entre deux tendances fortes :


– À une extrémité de l'éventail, deux chercheurs, parmi les premiers à avoir été embauchés, ont utilisé cette période pour renforcer leurs dossiers de publications et ont été recrutés sur des postes de Maître de conférences. Trois chercheurs actuellement en poste travaillent aussi dans ce sens, avec des chances certes inégales, notamment en raison de leur âge.


– À l'autre extrémité, quelques chercheurs ont pérennisé leur emploi dans l’entreprise même, en obtenant des contrats qui les financent. Ils animent leur propre département R&D, contribuant d'ailleurs à de nouvelles embauches.